Maddalena Di Meo - Firstmed, Prix Femme Entrepreneure de l'année, Vaud

Maddalena Di Meo - Firstmed, Prix Femme Entrepreneure de l'année, Vaud

Je serai présente à la Suisse des Talents, le 4 avril pour faire comprendre aux gens que les projets ne doivent pas être forcément internationaux, ni forcément utiliser toutes les technologies actuelles. Il faut agir local, remettre au centre des projets la personne, l'humain, la vie. On oublie souvent cela ! Le paradoxe c’est qu’aujourd’hui on parle de la révolution 4.0 qui en marche mais à côté de cela dans notre pays la Suisse, le taux de survie est à peine de 5% lors d’un arrêt cardio-respiratoire en dehors du domaine hospitalier, la raison de  ce mauvais score est :

1.    La méconnaissance du numéro d’urgence à composer
2.    La méconnaissance des gestes qui sauvent

Si les personnes étaient plus informées et formées ce taux passerait de 5% à 50%. Je suis une ancienne infirmière avec un parcours atypique qui a travaillé des longues années dans le milieu hospitalier. C'est en faisant la formation de Management social et culturel au SAWI (diplôme obtenu avec mention) que j'ai côtoyé le monde entrepreneurial.

Ensuite j'ai poursuivi mes études dans la gestion d'entreprise encouragée par Raphaël Cohen directeur du diplôme DAS en Entrepreneurship et Business Development à HEC. Mon travail de diplôme portait sur les soins palliatifs pédiatriques ; il a évolué sur un projet de mise en place d'une structure d'accueil pour la fratrie pendant que l'un des enfants de la famille est amené aux urgences.

Après mes études, je me suis remise à travailler comme infirmière et j'ai eu un coup de cœur pour une offre d'emploi (Directrice de l'école FirstMed). J'ai quitté mon poste d'infirmière du jour en lendemain. Et j'ai commencé mon nouveau poste 3 semaines plus tard.

Ensuite, je suis passée en deux ans de salariée à associée dans mon entreprise. J'ai lancé un projet d'éducation et prévention qui m'a valu une reconnaissance européenne : un livre-CD pédagogique qui s'intitule "il faut sauver grand-mère" avec la collaboration d'Henri Dès. Ce livre a pour objectif de d'apprendre le numéro d'urgence aux enfants.

Une anecdote qui m'est arrivée lors de la réalisation de mon projet est que lorsque j'ai commencé mon poste à responsabilité en tant que Directrice et "femme", je suis allée donner un cours de sauvetage dans une banque privée, habillée en robe-tailleur comme une business-women. Les participants, généralement des hommes ne s'attendait pas à ce scénario mais j'ai fait mon travail avec élégance : m'agenouillant près du mannequin, faisant un massage cardiaque tout en expliquant le processus avec des mots techniques. A la fin du cours, j'ai senti que j'avais gagné leur respect.

Lorsque j'ai reçu ce prix, j'ai ressenti beaucoup, beaucoup d'émotions. J'ai été touchée que quelqu'un m'ait remarqué malgré ce parcours atypique. Pour moi, ça a été un point de départ, un élan. En plus, ça a été reconnu au sein d'un comité de femmes, avec beaucoup de solidarité : Le club des femmes entrepreneurs CFE.  Vous savez, je n’ai pas choisi l’entrepreneuriat, je suis tombée dedans par hasard je dirais, mais j’ai réalisé que l’entrepreneuriat permet de devenir le changement que l’on souhaite voir dans la société. C'est la raison pour laquelle j'ai lancé ce projet : en Suisse, 5% des gens survivent à un arrêt cardiaque, avec mon projet de livre-CD, je veux toucher la jeune génération : le 1er maillon de survie c'est le public car un arrêt n'arrive jamais au bon moment, ni au bon endroit. Tout ce projet a fait que maintenant, je développe ma startup. On devient entrepreneur parce que l'on a envie de changer la société.

J'ai surmonté des obstacles tels que des remarques sexistes et l'incompréhension des gens surtout dans le corps académique de médecine. Dans la tête des gens une infirmière est une exécutante et ne peut pas gérer un business. Du coup, je me suis dit que je devais vivre ma propre vie, ce sont mes patients qui m'ont appris cela. Je suis têtue, je devais aller jusqu'au au bout et trouver la façon d'avancer. Il y a eu quelques fois où j'étais découragée, mais j'ai continué. Je voulais être la protagoniste de ma vie et pas une actrice passive.

Mon conseil aux personnes qui ont envie de se lancer dans un projet entrepreneurial : ne jamais avoir peur de ses échecs et faiblesses. Notre parcours de vie nous montrera la façon de nous relever et d'aller de l'avant.  Et c’est là notre plus grande force !

Mes besoins : du financement pour la création de ma start-up Mad4Care pour la réalisation de 2 app dans le domaine médical :

1.      Le 1er assistant vocal tout public pour les gestes qui sauvent avec mise en relation par visiophonie avec la centrale des urgences

2.      Une application  pré-tri d’urgence pédiatrique avec une consultation en ligne (télémédecine)

Maddalena.Dimeo@firstmed.ch

Posté par Fiorella Bondoux
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