Comment mener des conversations difficiles

Chacun d’entre nous a régulièrement des conversations peu simples à mener au bureau, avec ses enfants, sa famille, son couple.
Voici quelques repères testés et éprouvés.

1) Accorder votre pleine attention à votre interlocuteur crée d’emblée un climat favorable.
Le premier écueil à éviter est d’aborder la conversation en étant préoccupé par autre chose (contenu d’un dossier précédemment lu, conversation téléphonique que vous venez d’avoir, certains e-mails auxquels vous devez répondre, les choses que vous avez à faire avant la fin de la journée étc.).
Aborder une conversation à fort enjeu nécessite votre pleine présence, donc donnez toute votre attention à votre interlocuteur et efforcez-vous d’arriver l’esprit libre et de ne pas vous laisser embarquer par des réflexions annexes qui ne pourraient que vous stresser d’avantage.
Cela implique de ne pas utiliser les 2 ou 3 minutes juste avant le début de votre discussion pour vite régler quelque chose. Au contraire, consacrer ne serait-ce que deux minutes pour faire le vide, prendre quelques respirations longues et vous placer dans de bonnes dispositions mentales afin d’utiliser la conversation à venir pour améliorer la relation existante avec votre interlocuteur.

2) Ecoutez plus que vous ne parlez.
Dans une situation de désaccord, les émotions négatives ne sont jamais très loin et le risque est grand d’avoir envie de vider son sac et d’être blessant. Fixer vous plutôt comme objectif d’écouter l’autre patiemment avec l’intention réelle de mieux le comprendre.
Il est important de rester ouvert à l’autre, il y a un désaccord, mais il y a aussi une personne avec laquelle on a un lien. Et c’est ce lien qu’il faut préserver que ce soit avec son conjoint ou un collaborateur. Un lien se nourrit de confiance et de respect. On peut être en désaccord voire même en difficulté relationnelle et préserver la qualité du lien Une bonne manière de montrer du respect est d’écouter l’autre et de lui donner l’opportunité de se faire entendre. Cela aura l’avantage de vous permettre de mieux comprendre son point de vue en ayant plus d’éléments sur le contexte, ses nécessités et sa vision des choses. La plupart du temps nos interprétations sont fausses.

3) Etre ouvert
Il n’y a pas de communication possible si on n’est pas prêt à modifier son opinion, à entrer dans l’univers de l’autre et à risquer d’avoir tort. Le but est de ressortir d’une discussion riche de quelque chose. Soit d’une meilleure compréhension mutuelle, soit d’une façon de voir les choses augmentée. Et en leadership la capacité à reconnaître une erreur est un levier de confiance et de respect puissant.

Posté par Danièle Dominicé
coach - Danièle Dominicé
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